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  • Passe au 3 et passe de 4

  • Le championnat de promotion honneur reprenait ce dimanche dans la grisaille du ciel franc-comtois. Après une semaine de repos passée à bichonner les étudiants de Besançon, le temps était venu pour l'US Arbois de revenir aux affaires. Résumons brièvement la situation : Arbois était à ce moment la seule équipe invaincue de la poule avec Montchanin. À l'heure où ces premières lignes sont écrites, le résultat de Montchanin est encore inconnu, mais sans doute sera-t-il dévoilé avant le point final.

    Donc, le match du jour : Chenôve. Les bourguignons de Chenôve. Une équipe que nous côtoyons depuis des années dans le championnat, et qui nous offre tous les ans des matchs rugueux, avec souvent des cartons de chaque côté. Cette année, Chenôve a réalisé un moins bon début de saison qu'Arbois, la faute à un calendrier un peu plus chargé : réception de Pougues, déplacement à Gevrey et réception d'Autun, pour un bilan d'une victoire et deux courtes défaites.

    Bien sûr, un début de saison ne dure pas toute la saison, et comme on dit, c'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses. Les années précédentes nous l'ont montré, Chenôve et Arbois finissent bien souvent dans les mêmes eaux du classement. Cette année, l'enjeu était donc de taille pour les deux équipes : Arbois devait continuer à engranger des points pour s'éloigner le plus possible de la zone des play-down, tandis que Chenôve tenait une occasion pour se relancer dans le championnat.

    Dans une poule aussi relevée, tous les points valent de l'or... Qui a décroché la timbale ?

     

    Les matchs en anglais d'abord, à l'intention de nos groupies irlandais du Connacht :

     

    Holy crap ! Jesus ! that was amazing ! The weather was a little bit strange, d'you know... half sunny, half windy, half cloudy and half rainy... it was... fly-half ! (ha ha, ha ha )

    Well, that was not so amazing for the B-team, oh boy, do you believe they lose 21-22 ? I didn't watch the entire game because you know how it's going, we have to prepare ourselves... I just saw Barquette scoring a penalty and receiving a yellow card...

    The game of the A-team (any relation with the show and the movie, of course) was not so amazing too, in fact... that was tough. Louis lost an ankle, and I have lost some ribs while scoring a try ! Me, the prop with two left hands ! (That was their fly-half who hit me with his knees while I was on the floor).

    Baptiste scored three penalties, and the final score is 14-6. Honestly that was a shitty game to watch !

     

    Voilà, c'était tout, on va pas tout lui faire, sinon, il pourrait décider de rester là-bas. Come back, you little shit ! Bref, laissons de côté Shakespeare, et revenons à Voltaire !

     

    Le match de la réserve

    Comme les petits malins bilingues l'auront deviné, nos réservistes ont malheureusement perdu la partie sur le plus petit des écarts. Le match avait bien commencé : l'équipe avait fière allure, avec sa ligne de trois-quarts oscillant entre le quintal et la quarantaine, avec ses jeunes qui étaient au rendez-vous... rien ne pouvait leur arriver. Barquette tenta de réitérer la tactique à Pougues en tapant sur un poteau, mais il ne parvint qu'à marquer trois points, ouverture du score ! Chenôve repartit à l'assaut, et notre vaillant ouvreur de score, curieux de connaître le contenu d'une tête bourguignonne, fut envoyé au frigo pour une tentative de dénuquage. Chaque équipe marqua à sa façon, le score à la mi-temps était de 15-8 pour les sangliers B.

    Mais hélas, Chenôve recolla les wagons, puis passa en tête à la faveur de deux essais successifs.

    Arbois répliqua par deux pénalités, et eut même l'occasion d'avoir le dernier mot. Malheureusement, l'ultime pénaltouche ne fut pas trouvée : Moralité : Si par hasard, un dimanche soir, tu croises le vent, le vent fripon, Prudence, prends garde à ton ballon !

     

    Le match de la A

    Enhardis par la victoire de la réserve, l'équipe première de Chenôve s'avança avec confiance. Désireux de faire une meilleure entame que contre Plateau 25, les arboisiens surent rester vigilants. Dans une partie hachée par les en-avants et les turnovers en tous genres, les deux équipes se rendirent coups-pour-coups au pied. Score fleuve à la pause : 6-3 pour Arbois ! Amazing, isnt it ? La partie était très équilibrée, mais le hic, c'était la sortie de Louis dès la onzième minute. Bisous magiques sur ta cheville, gros ! Si elle se recollait aussi vite que le front de grognon, ce serait cool !

    Pendant la pause, Nino et Zonzon étaient confiants : si nous continuions à jouer au ballon, rien ne pouvait nous arriver. La sagesse avait parlé : le vent ne nous permettait pas d'avoir un jeu au pied utile.

    Ainsi, nous repartîmes à la guerre. Nous jouâmes avec le ballon, et, à l'heure de jeu, survint la lumière. Les petits malins polyglottes doivent avoir une petite idée de la suite, mais pour la même raison qu'un médecin ne peut pas s'auto-médiquer, je laisserai à un autre philosophe arboisien le soin de raconter cette action, Pierre Revelon, c'est à toi de jouer !

     

    « On a vu Simon qui allait faire sa passe, y avait un boulevard pour l'ailier... après, on a vu que c'était toi ! Je t'avoue, j'ai eu un doute, je me suis dit que t'était bien capable de nous la chier, celle-là... Par contre, quand tes mains se sont refermées sur le ballon... Y a eu comme un saint Graal qui s'est allumé...et après, bah, tu t'es mis à gueuler... »

     

    Alors oui, la manipulation du cuir n'est pas mon fort ;jusque-là, je tournais avec un en-avant par match, ça fait 33% d'échec, à peu près... Pour ce qui est de la gueulante, elle était due à un bourguignon sans doute bien intentionné, glissant sur moi avec la grâce d'un footballeur victorieux, les genoux en avants, droits dans mes petites côtelettes. Sans air dans mes poumons, il m'a été impossible de dire autre chose que UUUUUH pendant de longs instants, de jolis petits cris de sanglier, j'en rirais si je n'avais pas mal aux côtes. Bref, assez parlé de moi.

     

    L'essai ne fut pas transformé, nous menions 11 à 3, et il restait 20 minutes de jeu. Rien n'était fait. D'ailleurs, 5 minutes plus tard, Chenôve remontait 11 à 6. Le banc continuait de se ronger les ongles et ne cessait de consulter l'horloge tant ce match paraissait long. Sournoisement, Martial, éteignit d'ailleurs le panneau des scores, ainsi que la fameuse horloge, histoire d'entretenir le suspense...

    Dans les cinq dernières minutes, Arbois remonta lentement le terrain, pour échouer dans les 22 mètres de Chenôve où il se passa deux choses : un petit échange de mornifles entre Baptiste Crétin et un adversaires, carton jaune pour les deux. Puis, une ultime bichkoye qui mit fin aux hostilités.

     

    Voilà pour ce match, un peu chiant à regarder : une fois n'est pas coutume, il y eut des cartons jaunes à foison dans les deux camps. Nous avions fait un Arbois-Chenôve ne sortant pas des sentiers battus, mais au moins, nous l'avions gagné, ce qui fait qu'Arbois reste seul en tête (Montchanin a gagné sans bonus) et semble désormais bien loin de la zone des play-down. Ne sombrons pas toutefois dans l'euphorie tout de suite, puisque les matchs les plus durs restent à venir. Il nous faudra serrer les dents et compter sur TON soutien, oui, c'est de toi que je parle, public chéri mon amour, comme disait Desproges. La réception de St léger dans deux semaines s'annonce chaud-patate ! Il nous faudra toute l'aide possible pour que cette passe de 4 ne soit pas juste... qu'une passe dans le vent !

    Radio Arbois, terminé.

  • Arbois rencontre Chenove

  • Harry Grogneur à l'Ethole des sorciers

  • De sombres nuages gris et menaçants planaient sur Arbois en ce dimanche d'automne, de quoi blesser les cœurs les plus endurcis d'une langueur monotone.

    Ça peut faire peur, dit comme ça, mais en général, un petit godet de bière, et on en parle plus !

    Vous aurez donc deviné qu'à l'USA, on n'a pas trop de problème de langueur monotone, n'en déplaise à Verlaine.

    Bref ! Revenons à nos moutons: le match du jour.

    Ce match était un derby comtois : les jurassiens de l'US Arbois contre les doubistes du RC Plateau 25. En ce début de saison, la rencontre avait des enjeux plus profonds que la simple querelle de clochers, petite présentation du contexte :

    L'année dernière, le déplacement dans le Doubs était notre premier match de la saison : la réserve avait fait match nul, mais nous avions remporté le match de la A d'un souffle. Le match retour au stade de l'Ethole avait eu lieu pendant l'énorme temps fort des arboisiens (+6 places dans le classement pendant la phase retour), néanmoins, l'USA avait failli s'incliner, la faute à un match médiocre, ainsi qu'à des adversaires forts entreprenants.

    Cette année, les sangliers de l'US Arbois sont sur un sans-faute, victoire contre Gevrey, victoire à Pougues... Nous pointons à la première place du classement, ce qui n'était pas arrivé depuis le siècle dernier, sans doute. Nous avions donc, ce dimanche, le devoir de défendre notre position, et d'engranger le maximum de points avant d'affronter les plus grosses écuries de la poule. Face à des doubistes certainement revanchards et déterminés à venir faire un coup chez nous pour effacer leur défaite chez eux face à St-Léger, la semaine dernière, cela semblait plus facile à dire qu'à faire. De plus, le forfait annoncé de leur réserve laissait présager une équipe première blindée jusqu'à la glotte.

    Tout cela puait le match piège, n'est-ce pas ?

    Nino nous le fit remarquer dans sa causerie d'avant match avec une certaine véhémence, livrant à la postérité une phrase peu banale : « On va leur mettre des grandes sessions d'Arbois dans la gueule ! » Et il ne parlait pas de leur offrir l'apéro, bien entendu.

     

    Le match :

    Début cauchemardesque. Le coup d'envoi doubiste laissa Nico Grognon sur les fesses après une peu élégante glissade : en-avant au niveau de nos 22. Ce n'était que le début : nous fîmes à peu près 20 fautes en dix minutes, sans jamais sortir de notre camp. Le spectre du match de merde était sorti de son cercueil et planait sur le terrain en ricanant. Fort heureusement, Plateau 25 ne profita pas de sa main-mise sur le match : trois tentatives de pénalité, trois échecs. Nous nous en tirions bien, mais ce n'était pas encore fini... Au moment où nous reprenions des couleurs, Grognon, encore lui, décida de se raser avec un crampon adverse. En plein mouvement, ce n'était pas très évident. Il se coupa très profondément, héritant d'une profonde et impressionnante balafre qui nécessita la venue des pompiers. Cet accident lui vaudra une belle cicatrice, en forme d'éclair... ça me rappelle, quelqu'un, tiens...

    Bref ! Après l'évacuation de notre pilier favori, le match reprit. La mi-temps de la mi-temps arriva, le score était toujours vierge. Puis, nous arrachâmes enfin notre première pénalité, et pûmes enfin aller voir dans le camp d'en face si la fête y était plus belle. Et elle y était ! Vers la demi-heure de jeu, Simon envoya Baptiste dans l'intervalle. Ce dernier négocia un 2 contre un et offrit l'essai à monseigneur Lannay, archévêque de Montmalin. Certes, Lulu échoua à transformer, mais le soulagement était quand même palpable. Les spectateurs eurent à peine le temps de boire une bière pour fêter ça, que Tof Grandviennonix notre chef perça. Le ballon sortit rapidement jusqu'à Baptiste, lequel atteignit l'en-but de Plateau d'un coup de pied rasant bien dosé. L'arrière doubiste manqua son contrôle, pas Baptiste : deuxième essai du match, nouvel échec au pied (décidément !).

    Quelque peu estourbis, nos adversaires du jour retrouvèrent de l'avancée avec un puissant jeu d'avants, qui échoua à 30 centimètres de l'en-but arboisien grâce à un arrachage de Simon ma foi fort bienvenu. L'USA remonta tout le terrain, jusqu'à obtenir une pénaltouche dans les 22 adverses pour la dernière action. La remise en jeu fut rondement menée, le maul avança, jusqu'à libérer Lulu, lequel se fraya un chemin dans l'en-but à grands coups d'épaules. Il échoua la transformation, et la mi-temps sonna.

    Bilan : 15-0, avec 6 points au pied laissé en route. Après notre entame misérable, nous nous en tirions avec brio. Nino attribua notre mauvais début de match à nos nombreuses « Bichkoyes ». Nous n'avions aucune idée de ce dont il s'agissait, mais nous étions complètement d'accord avec lui.

    La deuxième mi-temps vit un USA jouer plus libéré, profitant de la baisse de régime du RCP25, qui accusait sans doute sa débauche d'énergie en début de partie. Benjamin élimina plusieurs défenseurs pour marquer notre quatrième essai, Max marqua le cinquième après un énorme temps fort arboisien. Baptiste, qui avait entre-temps pris la responsabilité de buter, n'en transforma qu'un.

    À partir de ce moment-là, le jeu de l'USA se détendit considérablement (peut-être un peu trop...)

    Baptiste, bien parti pour être nommé MVP, refusa cet honneur d'un splendide enchaînement roulade latérale/en-avant dans l'en-but. Puis enfonça le clou avec une chistera à l'intention de l'arbitre de touche.

    Au courage, Plateau 25 sauva l'honneur et marqua un essai, non transformé.

    Tous ces points perdus me feront dire que quelque part, ce match, c'était pas le pied !

    (rires enregistrés)

    Dans les dernières minutes, Bacchus Cuissova fit une entrée remarquée : grosse percu très prometteuse, mais dans laquelle il y laissa une cheville. Il resta sur le terrain, et fut pris dans une partie de manivelles inutile mais peu méchante à la suite d'une mêlée. Touché par un tir allié (merci, Louis), il déclara en avoir assez et sortit du terrain en boitant.

    Et puis voilà, les 80 minutes furent écoulées, les trois coups sifflés, le match terminé, sur le score de 27 à 5, bonus offensif, tandis que le soleil refaisait son apparition . Un bien beau bilan compte tenu de nos errances en début de rencontre.

    Notre salut, nous le devons encore à notre défense intraitable : à eux deux, Flo et Lulu valent bien un Dark destroyer, aujourd'hui ! Notre touche était encore performante, et notre attaque, de plus en plus efficace.

    De bon augure avant la réception de l'ENSMM vendredi soir, puis de Chenôve dimanche dans deux semaines !

     

    Félicitations à tout le monde, en tout cas ; aux gagnants comme aux perdants, car le match a mis très longtemps à se décider. Cette victoire n'était pas servie sur un plateau.

     

    Ceci dit, et sur ce jeu de mots lamentable, les sangliers de l'US Arbois vous grognent un bonsoir plein d'affection. On vous aime ! Bonne nuit les petits !