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  • Faîtes des bulles, encore avec Pougues

  • En ce petit matin gris, le soleil peinait à transpercer le voile de brouillard, il peinait encore plus que les joueurs d’Oyonnax dans la défense de Bordeaux-Bègles, c’est dire ! On le sait, le brouillard jurassien est très vigoureux. Cela posa quelques problèmes pour le rassemblement des joueurs, certains n’ayant pas de phares fonctionnels sur leur véhicule, nous ne citerons personne.

    Bref, une fois que Max fut enfin arrivé, l’épopée de L’US Arbois au fin fond de la Bourgogne pouvait débuter.

    C’est dans les contrées reculées de la Nièvre, près de Nevers que le rendez-vous était donné : nos sangliers rouge et noir affrontaient en ce jour l’entente Vauzelles-Pougues-la-Charité. Non, ça ne s’invente pas. Nous entrâmes donc le charmant nom « Pougues-les-Eaux » dans le GPS, puis en voiture Simone ! 4 plombes de bus dans ta face ! Quatre longues heures faites de détente, de lecture, de corrections de copies, de branlées au tarot et de lèvres baveuses entrouvertes sur de moelleux oreillers collés sur la vitre. À chacun sa technique pour finir sa nuit trop précocement interrompue.

    La matinée passa, les sandwichs furent engloutis, la feuille de match complétée, et à midi presque tapante, l’US Arbois sonnait à la porte du stade de Pougues-les-Eaux.

    Les équipes furent annoncées par Nino, ainsi que les objectifs du jour : rentabiliser ce voyage interminable en empochant une précieuse victoire à l’extérieur. Facile à dire, bien sûr ; n’ayant pu jouer la semaine précédente pour des causes administratives, l’équipe de Pougues s’avançait avec un statut d’illustre inconnue. Personne ne savait à quoi s’attendre.

    En particulier, on ne s’attendait pas à ce que Jonas soit parmi nous, délaissant sans doute à regret ses cours de trampoline, alors que notre ami Louis était absent pour des raisons culturelles, tant mieux pour l’un, dommage pour l’autre, mais enfin… l’effectif était assez fourni pour pouvoir compenser son absence, surtout depuis le recrutement d’un centre de Champagnole. Joli coup au mercato, n’est-ce-pas ?

     

    Match de l’équipe réserve :

    La rencontre fut à sens unique, Pougues tenta d’envoyer du jeu, mais se heurta à une défense féroce, incarnée notamment par Gabin Dussautoir et Maxence Betsen, alias Maxence Cuissova. Ces deux derniers avaient enfilés le bleu de chauffe et s’étaient mis en mode sécateur. La première mi-temps fut l’occasion pour Benoit de démontrer sa virtuosité au pieds : une pénalité habilement tapée sur un poteau fut récupérée puis aplatie dans l’en-but par Gre, selon un schéma longuement préparé à l’entraînement. 3-10 à la mi-temps, rien n’était fait.

    Les arboisiens enfoncèrent le clou au retour des citrons : doublé de Fred, essai de Benoît, et de Cyril. Trois bourguignons vinrent se blesser sur Pierre Laporte, qui ce jour-là semblait plus fait d’acier que de pierre. Puis le match fut terminé : 3-33 score final approximatif, puisque les responsables de la table de marque n’avaient pas retrouvé les autres numéros. Bon, on prend quand même.

     

    Match de l’équipe première :

    Les entraîneurs arboisiens alignèrent une équipe solide, ressemblant beaucoup à celle de la semaine dernière, ainsi, il semblait prévisible que le déroulé du match fut à peu près similaire.

    Les rouge et noirs frappèrent d’entrée par le truchement de Max, fils des ages farouches de Montmalin. Essai diligemment transformé par la botte de Lulu, lequel ajouta trois points, puis un essai sur une pénalité jouée rapidement : petit filou, va !

    À ce moment-là Lucien Blondet menait 10 à 6 face à Pougues (score réel 6-15 pour l’USA).

    La pause fut la bienvenue pour souffler et se bâfrer d’oranges, histoire de retrouver un peu d’énergie. Ninon et Zozo firent le constat : Arbois dominait en conquête, il fallait appuyer là où ça faisait mal, tout en gardant en tête que le match n’était pas terminé. Pougues, cueilli à froid, entreprenait de remonter la pente à la fin de la première période, profitant d’un léger relâchement des rouge et noirs.

    La seconde période confirma cette tendance : Pougues reprenait du poil de la bête et finissait par marquer un essai, transformé : 18-13. Arbois jouait un peu à se faire peur en laissant 9 points au pieds en route, mais cela resta sans conséquences sur le résultat final, heureusement. À l’issue d’une fin de match un peu nerveuse, les arboisiens purent enfin faire admirer leur viril cri de victoire aux spectateurs, forcément un peu déçus par la défaite de leur équipe.

     

    La douche fut expédiée, pour aller rapidement se restaurer à une très agréable réception, conviviale et portée par une gastronomie de qualité. Hélas, hors de question de jouer les culs de plomb : un long voyage de retour nous attendait.

    Sérieux jusqu’au bout, nous chantâmes des cantiques et bûmes du thé et de la limonade, en mangeant des petits-fours.

     

    Pour saluer ce premier déplacement victorieux, de nombreuses félicitations sont de mise : bravo à tous ceux qui faisaient leur premier déplacement en bus avec nous : Benjamin, Zonzon, Jonas, Maxence, Raphaël, sans oublier les jeunes freluquets : Benoît, Fred, Franck, Gre…

    Bravo au chauffeur, qui nous a presque fait oublier notre cycliste favori : notre François national.

    Bravo à nos valeureux adversaires du jour, nul doute qu’ils viendront nous voir avec de belles intentions dans la seconde partie de la saison. Enfin, bravo à ceux qui auront déchiffré la contrepèterie dissimulée dans le titre de ce résumé. À ceux-là, l’US Arbois aura le plaisir de leur offrir :

    « Rien du tout »

     

    Mais un rien du tout de qualité ! Une qualité made in Jura, of course.

  • l'US Arbois dans le progrès du jour !

  • Il est venu le temps des cathédrales

  • Enfin, le grand jour est arrivé ! Fi de ces matchs amicaux sans d'autres enjeux que le rodage !

    Maintenant, nous sommes sûrs que les boulons de nos sangliers favoris sont bien serrés. La vidange a été faite, le plein aussi... On peut démarrer ! Un petit coup de chiffon doux sur le pare-brise pendant l'échauffement, on fait un peu hurler le rupteur, et en voiture Simone ! Fini les gentils plaquages amicaux, il est venu le temps des catÉTHDRAAAAAALEEEEEEEEE ! Le monde est entré... Non, je plaisante, faut rester correct, on n'est pas des sauvages, quand même !

    Comme l'a discouru notre estimé président entre deux bouchées de pâtes-poulet : « Avant d'être un adversaire, le bourguignon est un compagnon de jeu qui se doit d'être respecté ! » De bien sages paroles que nous avons approuvées en opinant du chef.

     

    (Trois heures plus tard, dans les vestiaires, peu avant le coup d'envoi)

     

    « BON, LES GARS, PREMIER MATCH À LA MAISON, FAUT SE FAIRE RESPECTER, ILS VIENNENT NOUS METTRE 50 GRAINS, ALORS FAUT LEUR CASSER LA GUEULE !!! »

     

    Nan, c'est pas vrai on n'a pas dit ça, enfin.. pas tout à fait... Disons que l'objectif était bien de faire mal, mais dans le respect. Qu'on se le dise, le sanglier arboisien est rude, mais correct ! (Gentleman?)

     

    Ce premier match du championnat de promotion honneur opposait donc deux nobles vignobles pas ignobles : Arbois et Gevrey-Chambertin (POINT CULTURE : ce dernier étant même loué par un illustre jurassien, le grand Thiéfaine en personne https://www.youtube.com/watch?v=hWNvS69UXmw&list=PLxNbyPGsTml-B8XiiGJOWXxr0skEugWRB et aussi par Napoléon, mais on s'en cogne)

    L'enjeu était simple : on défend la maison, et on se protège des ambitions de montée en honneur de Gevrey-Chambertin.

     

    Match de l'équipe réserve :

    Les arboisiens firent un début de match intéressant : rappelons que cette année, la réserve est assez éclectique, des jeunes qui sont montés, des vieux qui sont revenus, des ni jeunes-ni vieux qui sont restés, des débutants qui sont arrivés... y en a pour tous les goûts !

    En parlant de vieux : la première mèche du match fut allumée par Barquette lors d'un formidable déboulé de 50m dans le camp bourguignon.

    - On a vu des flammes ! témoigne Louis Guineret avec enthousiasme, deux traînées de flammes, un drôle de bruit électrique et il a disparu ! C'est dingue !

    Barquette est heureusement très vite revenu dans notre dimension, un verre à pieds à la main, et la mine réjouie.

    - Vous allez adorer le Ploussard 2032, les gars !

    Retour gagnant, car il marqua le premier essai Arboisien de la saison, bravo Barquette !

    Bon, le reste de la rencontre fut plus terne. Arbois B menait 8-7 à la mi-temps, et fut vaincu 8-22 à l'issue du match, dommage... Pas de quoi paniquer cependant, la saison débute à peine, l'équipe n'est pas encore complètement en place. Il ne fait aucun doute que lorsque les quelques défauts seront gommés, ce cocktail expérience-fraîcheur fera un malheur !

     

    Match de l'équipe première :

    Bon, fini de rire les cocos ! L'équipe A se devait de produire un match de grande qualité, afin d'éviter de sombrer dans la psychose crotte-au-cul de début de saison dont elle était coutumière ces dernières années. Certes Gevrey-Chambertin est une bonne équipe, peut-être de niveau honneur, mais les matchs amicaux d'Arbois ont révélé des forces intéressantes, donc pourquoi pas ? Le coup était faisable, personne n'en doutait.

    Les joueurs n'ont pas douté : une mouvement léché des trois-quarts propulsa Louis dans un intervalle comme une lettre à la poste. Essai entre les perches, transformation, que du bon !

    Une succession d'imprécisions au centre du terrain conduisit à la riposte chambertine ; une pénalité par-ci, un nouvel essai bourguignon, une petite frayeur pour le genou de Grognon, et à la mi-temps, le score était de 13-12.

    Pas de quoi être tranquille...

    La libération vint en deuxième mi-temps : un arboisien profita d'un en-avant bourguignon pour s'emparer de la gonfle et de filer derrière la ligne blanche. Cet homme, vous le connaissez, c'est le colosse des vignobles, alias le mannequin de champa, alias le seigneur des taureaux, également connu sous le sobriquet de Steve.

    20-12, puis 23-12.

    Et puis débuta, aux alentours de l'heure de jeu, le siège de l'en-but jurassien. Mêlées après mêlées, touches après touches, les sangliers défendirent héroïquement, saluons le ballon chapardé en mêlée par Aubin, ainsi que le beau travail de contre des sauteurs arboisiens.

    Finalement, Gevrey trouva la faille, et la transforma. 23-19. Un écart minimaliste, mais il était trop tard. Trois minutes plus tard, trois coups de sifflets délivrèrent l'Ethole qui pouvait enfin laisser libre court à sa joie.

     

    Un grand bravo à tout le monde, on se revoit la semaine prochaine dans la lointaine Pougues, pour des matchs qui seront à coup sûr au moins aussi difficiles que ceux d'aujourd'hui... Espérons que le voyage sera couronné de succès ! On garde la cadence, amis arboisiens, que l'on dit rouges comme le vin, et noirs comme le raisin, on garde la cadence !