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  • US Arbois Rugby Autun, on l'emporte devant

  • Vous savez, y a des fois, on se rend compte que dans une journée, tous les événements semblent s'emboîter parfaitement, en ce qui me concerne, je pense que ce dimanche était une de ces fameuses journées, je m'expliquerai en temps voulu.

    Mais tout d'abord, avant même d'entamer le récit de ce dimanche somme toute épique, je voulais vous dire, sincèrement, merci. Merci de lire ces résumés, dont le succès d'une ampleur un peu inattendue, je dois l'avouer, fait le bonheur de notre club, et plus personnellement, me touche beaucoup. Voilà, ça, c'est dit.

    Maintenant, entrons dans le vif du sujet. Ce dimanche, se jouait le dernier match de la phase aller de notre championnat : nous jouions la dernière équipe non affrontée cette année : Autun.

    Tout comme l'année dernière, nous avons fait le voyage jusque là bas, presque trois heures de route, quand même. L'année dernière, ce match en saône et loire avait été une réussite malheureuse : un beau match, mais non couronné de succès, que ce soit pour l'équipe B, comme pour l'équipe A.

    Le contexte n'était pas le même : l'année dernière, nous y étions allés avec le dossard d'avant dernier de la poule... Cette année, nous étions second, deux places devant l'adversaire du jour. Cela ne minimisait pas l'enjeu de la rencontre : une défaite aurait eu pour conséquence de nous replacer dangereusement près de la zone des quatre derniers, que nous avons jusque là évité comme la peste. Une victoire nous permettait de rester sur le podium, au contact de Montchanin et Saint-Léger.

    Si on ajoute à cela le souvenir vaguement douloureux de notre dernier déplacement, nous obtenons un match qu'il ne fallait pas rater (en particulier pour l'auteur qui avait son titre de résumé victorieux en tête depuis deux semaines, et que ça aurait mortellement ennuyé de devoir en chercher un autre en cas de défaite, merde, alors).

     

    Le match de la réserve :

     

    Au cœur d'une saison un peu en dent de scie, les réservistes se déplaçaient dans le même but que les autres : réussir à faire un coup à Autun. Force est de constater qu'ils ont réussi, malgré un début de match un peu fébrile qui vit les locaux marquer très vite un premier essai. Les arboisiens recollèrent le score sans trop tarder par le truchement de Fred Vigneron, mais cédèrent à nouveau avant la mi-temps, pendant laquelle le score était de 17-7. On aura remarqué l'action décisive de Gigi sur ce deuxième essai... comme quoi, même les meilleurs font parfois des erreurs... Bref !

    La deuxième mi-temps vit le destin choisir son camp, aidé un peu par l'action de nos rouge et noir.

    Fred Vigneron nous servit sa feinte de passe spéciale une deuxième fois pour aller à l'essai, Gabin les grosses paluches contra puis alla marquer sans aucune opposition. Jonas, assumant sa proche parenté avec les bulldozers caterpillar, se fraya un chemin sur le terrain, pour envoyer Barquette à l'essai en conclusion d'une superbe action. Du beau jeu, qui ne se serait sans doute pas arrêté là si l'arbitre n'avait sifflé la fin du match. À noter, chers amis, l'influence non négligeable de Baptiste « Bichkoye-man » Cretin, sur ce dernier essai, revanchard sans doute de ce cul monumental subit plus tôt dans la partie. Un cul que nous qualifierons sans hésiter de type « K » eut égard à une certaine famille américaine, dont les membres féminins sont connus pour leurs fessiers pour le moins bovins.

    Victoire donc de la réserve 17-28 : immense bravo à eux, particulièrement à Quentin, lequel fêtait son premier match avec nous.

     

    Le match de déglingos de la première :

     

    Nous en avions le sentiment avant même le coup d'envoi. Si nous nous imposions ici en ce jour, ce n'aurait été qu'au terme d'un match de costauds. Nous connaissions un peu le jeu d'Autun, d'après notre expérience de l'année dernière, ainsi que d'après leurs résultats précédents de cette année. Nous venions sur les plates-bandes d'une équipe forte, faisant partie du top 4 de la poule.

    Conscients de cet état de fait, nous entamâmes la partie tambour battant. Dans le sillage d'un Florentin «  L’anesthésiste » Curlier et de Benjamin « Désintégrator » Roche, en grande forme aujourd'hui, les sangliers chargèrent follement vers l'en-but autunois. Max parvint même à l'atteindre à la suite d'un exploit sur le fil du rasoir de la ligne de touche. 5-0 pour Montmalin, puis 7-0 après la transformation de Lulu. Ce petit 7 devint un 10 après une pénalité quelques minutes plus tard, encore à l'aide du coup de savate de Lulu O'Blondet l'irlandais. Les choses se compliquèrent singulièrement, par la suite. Reprenant leurs esprits après ce départ canon de leurs adversaires, les Autunois se rebiffèrent et entreprirent de doucement remonter le score. 5-10, puis 8-10, puis enfin 11-10 à la mi-temps. Les sangliers jurassiens étaient menés, mais pas largués, il fallait juste que nous nous sortions de cette phase un peu compliquées qui nous avait vu faire tant d'en-avants, et autres imprécisions. Quelques petits remplacements, puis le match reprit, toujours sous l'impulsion des joueurs locaux : 14-10, puis 14-13, puis 17-14... Puis il ne resta que 20 minutes, et à ce moment précis, nous sûmes remettre de l'ordre dans la maison : Arbois reprit peu à peu la main sur le match. Sa majesté le seigneur des taureaux en majesté, slaloma entre quelques défenseurs avant d'aplatir du bout des doigts : essai non transformé, 17-18 (#FRAAFS), nous reprenions enfin le score, il ne restait plus qu'à le garder. Nous fîmes même mieux que tenir. Sur une action un peu confuse autour de la 78ème, Robin marqua son deuxième essai de la saison. 17-23. Puis, au bonheur d'Arbois, 17-25. Il ne restait que deux minutes : nous étions hors de portée. Sur une ultime attaque, Autun tenta de recoller au bonus défensif, mais manqua sa dernière pénalité. Trois points qui s'ajoutèrent à leur trop longue liste des points laissés en route. Nul doute qu'avec plus de réussite, le match eut été d'une toute autre physionomie. Il faut retenir de ce match disputé une énorme défense, mais également la tuile pour la cheville de Jérem, ainsi que quelques scories qui faillirent nous coûter cher, dont quelques unes à mettre au crédit de notre tonneau de Guinness national, il se reconnaîtra. Bon, pour sa défense, il était de retour aux affaires depuis très peu...

    Le cœur heureux, nous allâmes picorer des pâtes à la (très bonne) réception, et vider quelques pichets, histoire de s'entraîner pour le retour qui s'annonçait dantesque.

    Et bien mes cochons, pour être dantesque, ce fut dantesque ! On inventa même un nouveau cercle infernal à l'occasion.

     

    La troisième mi-temps :

     

    Oui, innovation à l'occasion de ce résumé : un petit récit de notre retour à l'état sauvage, on a allumé le feu, mon gars !

    Les chansons, longtemps contenues pendant la réception, éclatèrent enfin, et ce dès le démarrage du bus. Les packs furent éventrés, les bouteilles sauvagement débouchées, le pont mélangé... Départ en trombe, encore pire que le match de la première ! Et ce n'était que le début, allez coucher les enfants, la suite est classée PEGI 18.

    Je la vécus dans une espèce d'euphorie embrumée par l'alcool, il y avait un drapeau heineken qui partait en lambeaux, des apparitions de pots de fleurs, des morceaux de choux-fleur et de caleçons qui volaient dans tous les sens, un président, des étoiles dans les yeux, qui flottait sur une mer de mains tendues vers le ciel. Une foule enragée qui beuglait pêle-mêle son amour pour le cul de la boiteuse, la fille du geôlier et les filles de madame Bertrand. Il y eut aussi cette mythique pause pipi au bar de la Gabrelle. Grosses bises à la patronne, laquelle a dû être un peu étonnée de voir une horde de sangliers chantants envahir son bistrot. Nous vidâmes là-bas un fût de bière, une bouteille de vodka et notre répertoire au complet. Sûr qu'on y retournera si l'occasion se présente à nouveaux, parole de Singularis Porcus !

    Un refrain pour résumer ce barnum : nuit d'ivresse, d'allégresse...

    Une chanson entendue dès l'échauffement, rendez-vous compte ! Commencez-vous à comprendre ce que je voulais dire, avec mes événements qui s’emboîtent ? Pour ceux qui n'ont pas encore saisi, je conclurais en vous précisant que la rédaction du présent résumé se fait dans une relative ébriété, dans le même esprit qu'Antoine Blondin. C'est un auteur que l'on m'a fait découvrir dans le bus qui nous menait à Autun ce matin, et qui avait coutume de dire : « Mais si vous voulez que je pisse des lignes, laissez-moi donc faire le plein ! »

    Sur ces sages paroles, je m'en vais plonger dans mon plumard, apothéose de cette journée très réussie. Bonne nuit les petits, et si vous voyez Nounours et le marchand de sable passer, invitez-les à boire un petit Picon, ça leur fera plaisir.

  • US Arbois Rugby « Djeu qu'c'est bon ! »

  • Novembre 2017, Arbois : une pluie glaciale, drue et nocturne s'abat sur le stade de l'Ethole. Un homme se tient ici, debout au milieu du terrain. Mâchoires et poings serrés, il contemple les cieux couleurs goudron. L'eau macule ses épaisses lunettes, transperce la laine rouge de son bonnet.

    Il s'en moque, car la colère le réchauffe, lui donne de la force. D'une voix basse et grave, il souffle :

    - Alors ils veulent la guerre ? Ils vont l'avoir !

    Puis ils s'en retourne avec dignité, ignorant le clapotement de ses chaussures dans la tenace boue automnale.

    Un éclair zèbre le ciel, le tonnerre fend les airs avec fracas. Le président de l'US Arbois se réveille en sursaut. Avec étonnement, il constate qu'il n'a pas les basques dans la boue, mais bien au chaud dans son lit. Tout ceci n'était qu'un rêve (tant mieux, quelle idée de se geler les couilles dehors, par ce temps pourri...) Il médite un instant sur ce songe, puis conclut :

    - Y a qu'un poète pour faire un rêve pareil...

    Puis il se lève, réfléchissant encore comment engueuler ses joueurs, tout à l'heure après le repas, tout en restant courtois, bien sûr.

     

    Laissons à présent de côté cette vision onirique (et purement imaginaire) de notre estimé président, et revenons à la réalité. Le voyage à Montchanin n'a laissé personne indifférent. Nous en sommes revenu les valises pleines : les vider a été dur, tout comme le discours d'avant-match, lequel a vu le forfait de l'équipe réserve qualifié d' « inadmissible », et notre débandade en A qualifiée d' « intolérable » à moins que ce ne soit l'inverse. Le constat était clair, pour retrouver notre dignité, nous devions conserver notre invincibilité à la maison, ou au pire, la laisser à un prix très élevé pour l'adversaire du jour : le champion de France Saint Léger des Vignes.

    This means war, baby ! Et pas à la soviétique avec un fusil pour deux, une bite et un couteau ! Non, cette guerre-là ne pouvait se gagner qu'avec des blindés (immatriculés de 1 à 8), de la cavalerie, des bras musclés et de bonnes grosses baloches.

     

    La bataille de la réserve :

     

    Le soleil s'invita dans le ciel arboisien, à la surprise générale. Ce ne pouvait qu'être bénéfique pour le spectacle, le public ayant tendance à préférer les batailles rangées à la guerre des tranchées, normal ! Sur un terrain tout simplement parfait, le coup d'envoi fut donné.

    Saint Léger tira en premier : essai non transformé. La réplique ne se fit guère attendre : les arboisiens B repartirent à l'assaut en hurlant. Leur avancée s'arrêta dans le camp adverse, les léogartiens concédant une pénalité. Fred Vigneron, artilleur maison, tenta comme d'habitude de toucher le poteau pour récupérer la gonfle et partir à l'essai. Ce fut un peu plus long que prévu, mais cela fonctionna : essai de l'artilleur maison, transformé par l'artilleur maison, bravo à l'artilleur maison. Malheureusement, la très sérieuse équipe de Saint Léger prit l'avantage pendant le reste de la mi-temps : deux essais marqués contre une simple pénalité pour Arbois, puis de nouveau deux essais marqués par les visiteurs. Score 10-27 aux citrons, qui n'évoluera plus pendant la seconde mi-temps. Défaite donc pour les sangliers B malgré de bonnes intentions. Ça finira par passer, les gars ! On lâche rien ! Pour les petits curieux, le déroulement du match (même DES matchs, d'ailleurs) est détaillé sur le twitter de St Léger : https://twitter.com/esl_rugby. Il faudra se déplacer à Autun pour tenter un coup.

     

    La bataille de la A

     

    Quelques grêlons tombèrent pendant l'échauffement, mais ce fut juste pour nous faire peur. Question météo : à l'est, rien de nouveau. Tant mieux.

    Peu après le coup d'envoi donné par les visiteurs, nos sangliers rouge et noir investirent le terrain adverse : la guerre commençait.

    Le premier sang fut versé à la 4ème, par Jean-Marc, qui en cette époque Halloween, voulut faire un cosplay de Harry Grogneur. Le crampon n'atteignit pas son front : aucune cicatrice à prévoir. À la 5ème, Juju ouvrit le score après une action de grande envergure. Robin transforma l'essai avec brio.

    Avec l'aide du vent, nous contrâmes la réplique adverse, puis repartîmes en avant, jusqu'à une pénaltouche à 5m. Fort d'un paquet d'avant dominateur, Steve aplatit rageusement le cuir derrière la ligne d'essai de St-Léger, ces derniers ayant entre-temps écopé d'un carton blanc. Essai non transformé, cette fois.

    Après un aller-retour sur le terrain, nous obtînmes une pénalité, convertie en trois points, une nouvelle fois par la botte de Robin. Suivirent quelques péripéties, quelques cartons jaunes, puis ce fut la pause, sur un score de 15-0 pour nos sangliers.

     

    Entracte : le paquet d'avant de l'USA

     

    1 : Taureau casqué

    2 : Le seigneur des taureaux

    3: Taureau ailé (pas parce qu'il est rapide, mais parce qu'il traîne bien souvent à l'aile pour se reposer)

    4 : Tour de contrôle de Pontarlier

    5 : La brute jurassienne

    6 : Le sécateur marathonien

    7 : Grandviennonix not' chef

    8 : Le Chiropracteur

     

    Fin de l'entracte

     

    Puis, de nouveau la bataille fit rage. Saint-Léger revint avec de meilleures intentions. En l'espace de 25 minutes, ils inscrivirent deux essais transformés : 15-14 pour L'USA. Du côté supporter, les fesses commençaient à se contracter et les gouttes de sueur commençaient à diluer la bière. Le match était très loin d'être terminé. Nous devions nous sortir de notre trou d'air et repartir de l'avant, afin d'éviter une cruelle défaite au buzzer. Puis, alléluia, la lumière vint de Robin Saillard (MVP ? Sans doute)

    Sur une belle percée, il provoqua un carton jaune en se faisant plaquer à la glotte, puis, à la 75ème, il tendit le bras derrière la ligne de craie : essai, bruyamment salué par le contingent des spectateurs locaux. La tension ne baissa pas, puisque la transformation ne passa pas : 20-14, nous étions toujours à portée de fusil.

    Heureusement, le sort en était jeté : réduits à 14, Saint-Léger ne put refaire son retard. Le match s'acheva à l'orée des 22 d'Arbois, sous les vivats du public, comblé par ce match spectaculaire.

     

    Bravos à tous pour ce beau redressement ! Certes, la réserve n'a pas gagné, mais elle a au moins joué, avec une première pour Anthony, qui mérite à cette occasion une deuxième ration de bravos.

    Bravos à tous les courageux sangliers de l'équipe première : c'est une belle victoire, le match était difficile, et gagné à force de courage et de détermination. On se revoit dans deux semaines pour un déplacement forcément compliqué à Autun, puis après la trêve hivernale pour la deuxième partie de la saison.

    Pour conclure, et à l'intention du Midol, notre président n'est peut être pas le poète que vous attendiez, mais en tout cas, ce soir, c'est un président heureux.

     

    Armistice signée, bonsoir!

  • US Arbois Rugby On n'a pas dompté mon chat nain

  • Et c'est peu de le dire ! Pour être tout à fait honnête, on s'est pris une belle branlée ! À un moment, il faut quand même éviter de se voiler la face. Jamais une autruche n'a fait disparaître un lion affamé en enfouissant sa tête sous le sable, c'est évident.
    Pour ce qui est des critiques profondes sur les raisons de ce dérapage non contrôlé, il n'en sera pas question ici, cela appartient aux joueurs et aux entraîneurs. Nous nous limiterons ici aux faits, et s'il en est un de primordial, c'est bien le suivant : restez calmes et reprenez une bière, il n'y a pas de quoi paniquer. Le rugby, c'est bien, mais la survie de l'humanité ne dépends pas des résultats de l'US Arbois, pas plus que la sérénité de votre sommeil à venir.
    Ok, on n'est plus invaincu... mais c'est le jeu, ma pauvre Lucette ! Le sport exige des gagnants et des perdants ! Ok, on n'est plus premier... mais compte tenu du format de la poule cette année qui remet à égalité les quatre premiers et les quatre derniers pour la phase finale, quelle importance ? On n'est même pas à la moitié de la première phase. Ok, on s'est échappé... Bon, là c'est un peu plus problématique, je dois l'avouer... Mais bon... calendrier favorable ou pas, nous n'étions pas premier pour rien ! Qu'on se le dise ! Il y a encore du talent à l'USA, il n'a pas disparu !
    Nous sommes convaincus que cette défaite ne doit pas être perçue comme un problème, mais plutôt comme une opportunité : celle de se sortir les doigts du cul pour le reste de la saison pour éviter une nouvelle déconvenue de ce genre.
    Il fallait bien le dire, ce match avait un contexte un peu particulier, et pas franchement favorable aux sangliers des vignes. Déjà, il faisait pas beau. C'est facile à dire, mais bon, ça n'a rien arrangé. Ensuite, il y avait masse de blessés et d'absents : un irlandais en balade, un manouche en béquille, des côtes rôties, un nouveau papa (bienvenue à Clara ! Chaleureuses félicitations aux parents !) entre autre ! Ceci entraînant cela, notre réserve dut déclarer forfait. Nous dûmes donc composer une équipe A, certes fragilisée, mais qui avait encore fière allure. Alors sans doute que les planètes n'étaient pas dans une belle disposition, que Saturne n'était pas en conjonction avec mon cul... Difficile d'expliquer ce trou d'air : nous avions déjà fait mieux, avec des équipes moins solides...
    Mais comme je l'ai précisé auparavant, les explications resteront entre les acteurs du match.
    Pour le reste des faits ils sont exposés dans le résumé que voici. Parce que oui, même en cas de défaite, le sanglier résume ses matchs, et dans la bonne humeur.

    Le match :

    Montchanin-Arbois, coup d'envoi. Les 25 premières minutes ressemblèrent beaucoup à celle contre Plateau 25, mais en complètement différent, et avec beaucoup plus d'efficacité de la part de nos adversaires. Accumulant conneries sur conneries avec mollesse, les arboisiens se firent submerger, le score gonflant au même rythme que l'horloge : 10-0 à la dixième minute, 20-0 à la vingtième, 25-0 à la vingt-cinquième... Puis un léger sursaut arboisien, se traduisant par un immobilisme du score pendant dix minutes. Hélas, Max, en pneus lisses, manquait un plaquage, derrière lequel Montchanin enchaîna jusqu'à la terre promise. À la mi-temps, le score était déjà de 31-0, le match était plié, il ne nous restait plus qu'à nous tordre un peu les couilles pour nous secouer un peu et éviter de prendre soixante grains dans nos silos. Ça nous changeait un peu des matchs serrés auxquels nous étions habitués. La pause fut morose, les mines étaient basses... Nous nous étions préparés à un combat, mais nous avions oubliés de retirer nos gants de boxe, ce qui expliquerait les innombrables fautes de mains que nous avions commises... enfin je crois. Un gros rigolo en salopette rayée nous avait déjà prouvé que jouer du violon avec de tels accessoires n'avait rien de pratique, ben... le rugby, c'est pareil !
    Vaguement régénérés par la mi-temps, nous repartîmes à la charge, en se disant qu'il était difficile de faire pire.
    Je ne ferai pas durer le suspense plus longtemps : nous n'avons pas fait pire, heureusement (j'ai entendu un « ouf » ? ) Arbois se réveilla un peu de sa torpeur apathique neurasthénique immobile gelée, et tenta de se révolter.
    Nous vîmes alors vingt minutes d'un ersatz de notre jeu habituel. Montchanin dut s'employer un peu plus en défense... mais un peu seulement. Le mal était fait, face à une équipe en pleine confiance, Arbois ne tint pas le coup pendant toute la mi-temps et finit par craquer, encaissant dix-sept nouveaux points, pour un total de 48-0 à la fin du match, ou plutôt, du non-match. Forcément, ça jette un froid.
    Le truc, maintenant, c'est de pas tirer sur l'ambulance : oui, Alex a pris un beau bouchon, mais il n'est pas le seul, d'autres ont pris des culs, Baptiste s'est globalement troué, Max était chaussé en patinettes... Mais la faillite est collective : nous avons failli pendant 25 minutes, et cela a suffit pour nous faire sombrer. Il faut donc, à mon avis, tirer un trait sur ces mauvaises performances, et retenir les bonnes choses : les joueurs non habitués à jouer avec la première cette année ont fait le taf', largement ! Bravo Dorian, Jonas, Kevin, Gabin, Tom, Gigi, Gre, pardon si j'en oublie... la touche a bien fonctionné, la mêlée a été plus que correcte et nous n'avons craché sur personne, nous (je ne vise personne, il se reconnaîtra si jamais il venait à lire ces quelques mots).
    La perfide Albion disait pourtant no scrum, no win... Ben, ce dimanche, ça a été scrum... but no win, tant pis, ça arrive.

    Alors voilà, c'est avec le cœur un peu lourd qu'on a traîné nos godillots à la réception, d'autres s'en seraient abstenus pour moins que ça. La défaite ne fait jamais de bien, c'est sûr.
    On s'est consolé avec quelques godets de binouze, du jambon, du claquos et quelques frites bienvenues, puis on est parti.
    Dans le bus on a débouché quelques quilles de pinard, faute d'arroser la victoire, autant noyer la défaite, n'est-ce pas ? Laissons donc Montchanin à leur liesse d'avoir tapé le « leader » et restons à nos propres affaires. On a bien rigolé quand même, parce qu'au fond de nous, nous restons les mêmes, fidèles aux trois mi-temps qu'exige ce sport si beau qu'est le rugby. Haussant les épaules, nous nous sommes dit que nous n'avions pas à nous reprocher d'avoir mal joué... Puisque nous n'avions pas joué ! Bah oui, quoi...
    Et sur ce, nous avons débouché une autre bouteille, grignoté quelques tartines de terrine à l’échalote, puis trinqué en nous disant que la seule différence entre les machines et les héros, c'est que les héros perdent de temps en temps... Santé, les sangliers, et à la semaine prochaine à la maison !

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